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Le succés de Chavez au Vénézuela

lundi 27 août 2012, par Arturo

Les statistiques de la CEPAL et de l’ONU montrent, qu’en dix ans de révolution bolivarienne, le Vénézuela a réduit largement la pauvreté et les inégalités.

Le rapport le plus récent Notre démocratie, élaboré par l’OEA et le PNUD souligne que le Vénézuela est la nation de la région qui a le plus réduit la pauvreté dans la période 1999-2008.

Les chiffres démontrent que le pays a diminué de 49,4% en 1999 à 27,6% en 2008 le taux de pauvreté.

Dans la même période, le document atteste que l’indice d’inégalité au Vénézuela a baissé de 0,498 en 1999 à 0,412 en 2008, ce qui constitue une amélioration considérable. 0 étant une égalité parfaite, tout les salaires au même niveau et 1 ; une seule personne qui possède tout, les autres rien...

De la même façon, les chiffres soulignent la diminution du nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté, puisqu’en 1999, près de 21,7% des vénézueliens vivaient dans la rue tandis qu’en 2008, la proportion est passée à 9,9%. En 2012, l’extreme pauvreté serait passée à 7%. Pendant ses 13 années de pouvoir, Hugo Chavez avance que 630 vénézuéliens par jour ont réussi à sortir de l’extrême pauvreté, soit 26 vénézuéliens par heure.

D’autres données du rapport révèlent par ailleurs que le Vénézuela a diminué de 58% le taux de mal-nutrition infantile, qui est passé de 7.7% en 1990 à 3.2% en 2009.

Le Venezuela a également fait des progrès en matière de développement humain : selon l’ONU, l’indice de développement humain du pays a progressé de 1% par an lors de la décennie précédente.

L’IDH au Vénézuela était de 0,844 en 2009, il en augmentation.

La santé :

Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézueliens. La Mission Barrio Adentro, lancée en 2003, a eu des résultats exceptionnels. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées par les structures médicales nouvellement construites, alors qu’auparavant moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. Près de 175 millions de consultations ont été réalisées depuis 2003. Le taux de mortalité infantile a été réduit à moins de 10 pour mille. Le Venezuela dispose désormais de plus de 150 centres de diagnostic intégraux et un total de 600 devrait être atteint en 2006. En mars 2006, le gouvernement a inauguré 180 centres de santé dans tout le pays qui viennent s’ajouter aux plus de 1 000 cabinets médicaux déjà existants. Pour ce secteur, le secours des 26 000 médecins cubains et autres personnels de santé, qui travaillent dans les zones paupérisées, a été prépondérant.

Le gouvernement de Chavez a augmenté très significativement les dépenses sociales, tant dans le domaine de la santé que dans ceux de l’éducation ou de l’alimentation. Le contraste le plus frappant avec le passé concerne la santé. En 1998, par exemple, il y avait 1 628 médecins prodiguant des soins de première ligne à 23,4 millions d’habitants. En 2007, ils étaient 19 571 pour une population de 27 millions de personnes. De 1998 à 2007, le nombre de salles d’urgences est passé de 417 à 721, celui des centres de rééducation, de 74 à 445 et celui des centres d’attention médicale primaire, de 1 628 à 8 621, dont 6 500 sont situés dans les quartiers pauvres. Depuis 2004 jusqu’à 2007, 399 662 personnes ont été opérées des yeux et ont recouvré la vue. En 1999, 335 personnes infectées par le virus du sida bénéficiaient d’un traitement anti-rétroviral dans les services de santé publique. En 2006, ils étaient au nombre de 18 538. Et ça ne cesse de s’améliorer.

L’éducation :

L’accès à l’éducation a également été considérablement augmenté. Par exemple, le nombre d’élèves dans les écoles bolivariennes de l’enseignement primaire est passé de 271 593 pendant l’année scolaire 1999/2000 à 1 098 489 en 2005/2006. En outre, plus d’un million de personnes ont participé aux programmes d’alphabétisation pour adultes.

La ministre du travail Iglesias souligne que le gouvernement met en place un vrai programme social, avec une protection santé pour l’ensemble de la population et la fourniture gratuite de cahiers aux élèves de classe primaire. « Dans les pays développés, les politiciens prennent des décisions qui vont à l’encontre des besoins des citoyens. Au Venezuela, nous luttons pour le bien-être des familles vénézuéliennes. »

Le budget de l’Education Nationale a augmenté entre 2001 et 2005 de 288%, passant dans cette période de 4,3 milliards de Bolivars à 12,4 milliards, c’est a dire 15% du budget total de l’Etat. La récupération d’un système nationale d’éducation de qualité, de même que pour la santé a largement contribué aux classes moyennes.

Au niveau de l’éducation, près de 1,5 millions de Vénézueliens ont appris à lire grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. A cela s’ajoutent les Missions Ribas et Sucre qui ont permis à plusieurs dizaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. M. Chávez a souligné la nécessité de « garantir à tous les Vénézuéliens [...] une éducation supérieure de qualité ». Près de 10 000 d’entre eux suivent une carrière de médecine à Cuba. En 2006, 20 nouvelles universités ont été inaugurées à travers le pays, et 60 autres sont prévues d’ici la fin de l’année. [Michelle García, « Venezuela’s Chavez Wins Hearts Among the Poor », The Washington Post, 4 février 2006, p. A12]

Croissance du nombre de Libraires du Sud au Venezuela (2000-2008). Ces librairies généralistes offrent à bas prix des titres en tout genre et pour tous les âges, l’accent étant mis sur la littérature nationale et latino-américaine. Site : http://libreriasdelsur.gob.ve/nuevositio/

On vient d’apprendre, le 11 mai 2012 par une étude menée sur la base d’un échantillon de 8.652 personnes de plus de 13 ans un peu partout dans le pays, que 50,2% des vénézuélien(ne)s lisent des livres et que 82,2% lisent l’une ou l’autre publication – revues, textes scolaires, journaux, pages d’internet ou documents digitaux. Le Vénézuela est devenu le troisième pays en Amérique Latine en nombre de lecteurs de livres. Ces résultats placent le Venezuela au-dessus du Brésil, de la Colombie, du Pérou et du Mexique, et traduisent une augmentation de 4% par rapport à 2006 et ses 46% de lecteurs.

Beaucoup de personnes ont bénificiaient de livres gratuits donnés par l’état, d’après l’étude du comportement du lecteur réalisé par le CENAL (Centre national du livre) :

- 18,2% des personnes interrogées disent avoir reçu des livres offerts par l’État.

- 81,3% des bénéficiaires de ces dons de livres gratuits par l’État disent les avoir lus.

- 71,2 % considèrent que l’État remplit sa fonction de promouvoir l’habitude de lire.

- 32,3% des personnes interrogées ont répondu qu’elles lisaient plus qu’il y a trois ans etc...

Les avancées sociales/évolution :

La nouvelle Loi du Travail célébrée en grande pompe par les travailleurs vénézuéliens ce 1er mai 2012 est un vieux rêve devenu réalité au bout d’un débat citoyen qui a duré près de trois ans. Plus de 19000 propositions ont été remises par toutes sortes d’organisations de travailleurs, syndicats, coordinations, etc.. à la commission présidentielle chargée d’élaborer le projet. Avec la Constitution Bolivarienne, c’est le texte de loi qui a le plus bénéficié de la participation populaire. Quelques nouvelles lois :

Le temps de travail hebdomadaire est passé de 44H à 40H, le doublement de l’indemnité versée aux travailleurs licenciés sans justification. Le patron paiera plus s’il licencie.

15 jours d’indemnités de vacanses : c’est ce que devra payer à présent le patron au travailleur en plus du salaire normal (Art 192).

Plus de jours fériés : La nouvelle loi prévoit quatre jours fériés de plus en faveur des travailleurs (Art. 184).

Davantage de bénéfice non salariaux : La loi crée des avantages nouveaux (non décomptables des cotisations et des épargnes déjà établies en faveur des travailleurs) : notamment le remboursement de soins médicaux, l’octroi de bourses ou le financement de formations, de spécialisations. (Art. 105)

La sous-traitance du travail est interdite.

Entreprises sous controle ouvrier : c’est le mécanisme établi par la loi pour faire face à la fermeture illégale ou frauduleuse d’entreprises et de centres de travail. Si le patron ne se soumet pas à l’ordonnance de reprise des activités productives, le Ministère du travail réunira les travailleurs pour former une instance d’administration et réactiver la production. Dans ce Conseil d’Administration Spécial est prévue la participation du patron. Si celui-ci s’y refuse, le contrôle revient totalement aux travailleurs. La loi prévoit la possibilité que l’État offre son assistance technique et participe à la gestion à travers les ministères compétents (Art. 149).

Plus d’infos ici : http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/04/nouvelle-loi-du-travail-au-venezuela-un-pas-de-plus-vers-la-vraie-vie/

José Ramon Rivero, le ministre du travail de 2007, ajoute que le Venezuela impose aux entreprises un quota de 5 % de travailleurs handicapés.

Fin août 2005, le gouvernement bolivarien décida, à travers le programme Venezuela Movil, de supprimer la TVA (14,6%) sur 12 marques de voitures « à usage familial » (Chevrolet Aveo, Ford Ka, Hyundai Accent, Renault Twingo, ...) ainsi que d’octroyer des prêts a faible intérêt pour favoriser l’achat de ces véhicules.

Cette mesure, qui n’était pas tournée vers les classes populaires, a eu un succès retentissant. A la fin du mois de décembre, c’est à dire 4 mois après le début du programme, 210 000 véhicules neufs ont été vendus dans le pays de Chavez.

Les Mission Barrio Adentro (I, II, III), Mission Mercal, Mission Robinson, Mission Ribas, Mission Sucre, Mission Identité, Mission Révolution énergétique, Mission de l’enfant Jésus, Mission Noire Hyppolite, Mission Culture, Mission Arbre et Mission Science sont quelques-uns des programmes créés dans le but de garantir les droits fondamentaux de la population, en mettant l’accent sur les plus exclus. Il a notamment mis en place le Plan Bolivar 2000, mobilisant 40 000 soldats à faire des activités anti-pauvreté (vaccination, éducation, distribution de nourriture, etc).

Selon une étude du Center for Economic and Policy Research, le taux de mortalité infantile a diminué, l’espérance de vie a augmenté, l’accès à l’eau potable a augmenté, l’accès à l’éducation a augmenté, l’illettrisme a diminué sous le régime de Chavez.

L’Institut National des Statistiques du Venezuela a signalé que le taux de chômage s’est réduit à 6,5% dans le pays (fin 2011). Il s’agit de la plus grande diminution dans le continent. Elias Eljuri a rappelé qu’en 1999, au Venezuela le taux était de 12% et qu’actuellement il a été réduit quasiment à la moitié grâce à l’exécution de programmes économiques et sociaux et à l’application de politiques d’inclusion du gouvernement bolivarien malgrè les périodes difficile de 2003 et 2007. Plan national de création d’emploi pour 3,5 millions de chômeurs sur les 8 prochaines années.

La Mision Agrovenezuela vient de financer 34.000 producteurs agricoles à hauteur de 1,4 milliards de bolivars, pour ancrer définitivement le pays dans une souveraineté alimentaire qui refuse les biocarburants ou les OGM.

Les personnes âgées n’ont pas été en reste. En effet, de 1999 à 2006, l’Institut vénézuelien de sécurité sociale (IVSS) a accordé 462 000 pensions aux retraités dans le besoin. « En sept ans de gouvernance bolivarienne, nous avons multiplié par deux le nombre de retraités établi durant les 40 ans de la IV République. Nous sommes passés de 387 000 à 849 000 retraités avec pension », a noté le président Chávez.

Le 10 novembre 2005, le Président Chavez, a annoncé le débloquement de 12 milliards de Bolivars (5.582.000 dollars) qui seront consacrés à des prêts à faible intérêt destinés à l’acquisition d’un logement pour les classes moyennes. « Tout le Venezuela peut être un pays de classe moyenne » déclara-t-il sous les applaudissements des intéressés, présents à l’évènement.

Le smic au Vénézuela est le plus élevé d’Amérique Latine, il a été augmenté de 25% depuis l’arrivée de Chavez.et l’augmentation des salaires des universitaires et travailleurs du secteur public de 40 à 45%.

L’environnement constitue également une priorité pour le pays. En ce qui concerne l’eau potable, les objectifs du millénaire, prévus pour 2012 par les Nations unies, ont d’ores et déjà été atteints par le Venezuela. Près de la moitié de la population, parmi celle qui n’avait pas accès à l’eau potable en 1998, peut désormais jouir de ce service. Le Conseil des Ministres a alloué une enveloppe de 17 millions d’euros au Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles pour fournir un réseau en eau potable aux régions encore dans le besoin. [16 Agencia Bolivariana de Noticias, « Gobierno asignó Bs. 5,30 billones a Plan Integral de Desarrollo Rural y Agrícola », 2 avril 2006.]

L’alimentation :

911 250 vénézueliens en situation d’extrême précarité bénéficient d’un déjeuner et d’un dîner gratuits dans une des 6075 « casas de alimentación » qu’a mis en place le gouvernement bolivarien, c’est aussi l’heure de pointe dans les nombreux restaurants du Centre Commercial Sambil, de Las Mercedes, de Altamira, de El Paraiso ou dans les « tascas » du quartier La Candelaria. Ces restaurants ne désemplissent pas, et connaissent une affluence dense et régulière du lundi au lundi, midi comme soir.

Pour éliminer les problèmes de malnutrition, le gouvernement a créé en septembre 2004 des magasins alimentaires, dénommés Mercal et dont les articles sont subventionnés par l’Etat à hauteur de 30%. Près de 14 000 points de vente ont été installés à travers le pays, même dans les coins les plus reculés. La moitié de la population, soit plus de 13 millions de personnes, fait ses courses dans ces magasins, qui vendent 6 000 tonnes de nourriture par jour et 250 produits alimentaires de base. [Lamia Oulalou, « Mercal et ses 14 000 points de vente, un grand succès populaire », Le Figaro, 13 avril 2006.]

Le gouvernement Vénézuélien a également énormément élargi l’accès aux aliments subsidiés. En 2006, il y avait dans tout le pays 15 726 établissement commercialisant des aliments à prix subsidiés (permettant une économie moyenne de 27% et 39% en comparaison avec les prix du marché, respectivement, de 2005 et de 2006), bénéficiant ainsi à 67% de la population en 2005 et à 47% en 2006. En outre, les programmes spéciaux destinés aux personnes vivant dans une extrême pauvreté ont été étendus : les maisons d’alimentation et le programme de distribution gratuite par exemple. En 2006, 1,8 million d’enfants ont bénéficié du programme d’alimentation scolaire, contre 252 000 en 1999.

Logements :

Le 10 novembre 2005, le Président Chavez, a annoncé le débloquement de 12 milliards de Bolivars (5.582.000 dollars) qui seront consacrés à des prêts à faible intérêt destinés à l’acquisition d’un logement pour les classes moyennes. « Tout le Venezuela peut être un pays de classe moyenne » déclara-t-il sous les applaudissements des intéressés, présents à l’évènement.

Les nouveaux logements s’inscrivent dans un plan d’urbanisme développé avec des services de transports, des aires communes, des commerces et des écoles. A Pueblo Nuevo, 7 000 logements sont en construction, ainsi qu’une école, un lycée et un complexe sportif. Le Ministre du logement et de l’habitat, M. Luis Carlos Figueroa, a souligné que 12 appartements de 57 m² à 72m² s’y construisaient chaque jour. « C’est un thème de haute priorité pour l’Etat vénézuelien », a-t-il affirmé. (chiffre de 2006). [Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez : Hacemos viviendas dignas, no soluciones habitacionales », 26 mars 2006]

Financement par l’État d’un “new deal” en matière de logement qui va permettre la construction d’un logement décent pour chaque famille pauvre – le recensement a déjà permis d’inscrire 300000 familles.

Le concept d’intégration économique latino-américaine fonctionne à plein régime pour ce projet immobilier. Cuba prévoit en effet de fournir 500 000 tonnes de ciment. Au total, l’Etat a alloué un budget de près de 430 millions d’euros à cette tâche de construction. Le prix moyen par logement s’élève à 21 000 euros et le gouvernement subventionne l’acquisition à hauteur de 9 000 euros pour les couches les plus modestes. Plus de 7 000 familles ont déjà profité cette aide de l’Etat pour devenir propriétaires. Des lois ont également été adoptées pour limiter les taux d’intérêts et éviter les situations d’endettement. [Agencia Bolivariana de Noticias, « Consejo de Ministros aprobó cerca de Bs. 1 billón al despacho de la Vivienda », 3 avril 2006]

Le président Chavez a décrété de son côté une loi qui protège les locataires des expulsions arbitraires et oblige l’État à mettre fin à l’exploitation des concierges, rebaptisés “travailleurs résidentiels” et considérés comme “groupe vulnérable”.

Petite parenthèse : Actuellement sont en construction les métro de Maracaibo, Valencia, Barquisimeto, ainsi qu’une prolongation du métro de Caracas. De même, un système ferroviaire est en construction au Venezuela, il permettra sûrement à cette classe moyenne de pouvoir se déplacer plus rapidement qu’en bus, moyen moins coûteux , bref plus ...populaire.

L’économie :

La croissance économique du Venezuela a connu un grave effondrement dans les années 80 et 90 après un pic du Produit Intérieur Brut (PIB) réel en 1977. Sa situation est similaire à celle de la région dans son ensemble, qui, depuis 1980, a réalisé les pires performances en matière de croissance économique depuis plus d’un siècle.

Après le coup d’état manqué d’avril 2002 et le sabotage pétrolier de de fin 2002 (il y a eu une récession économique à cause de ça), en 2007, l’obligarchie Vénézuelienne (soutenue par les USA) qui est opposée aux réformes économiques et sociales du président Chávez, ils ont déstabiliser la nation en spéculant sur les prix des produits de première nécessité. Les grands propriétaires Vénézueliens ont provoqués une crise alimentaire et déclencher des troubles dans le pays. Un cartel agroalimentaire avait organisé la pénurie. Les prix au détail ont augmentés jusqu’à 245 %, selon les produits. Le président Hugo Chávez avait envisagé de nationaliser cette filière. Ca c’était en 2007, maintenant, le taux d’inflation a bien baissé, passant à 25%. En effet, en 2007, les obligarques ont à nouveau attaqués le Vénézuela, biensur soutenus par les USA, ils ne se sont pas remis de la perte de leur pouvoir depuis 1999. On sait de quoi est capable les USA pour parvenir à ses buts... Plus d’informations sur cette attaque de 2007 : http://www.voltairenet.org/L-oligarchie-venezuelienne-tente

Le Vénézuela et la Russie se sont alliés économiquement et militairement. Les USA ne vendent pas d’armes au Vénézuela, Hugo Chavez est allé en acheter chez les Russes.

Avant cette attaque, la croissance était de 10.6% en 2006, puis la croissance a ralentie, 8.4% de croissance en 2007. En 1998, avant Chavez, la croissance était de 0.3%.

Les dépenses sociales du gouvernement central ont connu une croissance exponentielle, passant de 8,2% du PIB à 13,6% en 2006. En termes réels (corrigés par l’inflation), les dépenses sociales par personne ont augmenté de 170% dans la période 1998-2006. Notons que celles réalisées par l’entreprise pétrolière nationale PDVSA ne sont pas prises en compte par ces chiffres. Or, ces dépenses se sont élevées à 7,3% du PIB en 2006. Si nous ajoutons cette donnée, les dépenses sociales totales ont représenté 20,9% du PIB en 2006, ce qui constitue une croissance d’au moins 314% par rapport à 1998 (en termes de dépenses sociales réelles par personne).

Le ministre du Travail s’est félicité de la décision de son pays, le 30 avril 2007, de quitter le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, deux institutions multilatérales minées par « l’impérialisme américain ». En réaction, le Venezuela devrait participer, le 22 juin, au Paraguay, ou le 26 juin 2007, à Caracas, à la création de la Banque du Sud, une nouvelle institution financière multilatérale consacrée au développement de l’Amérique latine. Les taux d’intérêts chutèrent de 15,7% en 2005. Les députés Chavistes de l’Assemblée Nationale, déposèrent une plainte devant le Tribunal Suprême de Justice et réussirent, par là, à faire supprimer les Crédits indexés qui permettaient aux banques de toucher des intérêts sur les intérêts des prêts octroyés.

Le PIB réel (c’est à dire corrigé par les effets de l’inflation) a crû de 76% depuis son niveau le plus bas lors de la récession de 2003. Il est probable que les politiques fiscales et monétaires expansionnistes, ainsi que le contrôle des changes mis en oeuvre par le gouvernement, ont contribué à cet essor spectaculaire. Les dépenses du gouvernement ont augmenté de 21,4% du PIB en 1998 à 30% en 2006. Les taux réels d’intérêts à court terme ont été négatifs pendant pratiquement toute la période de récupération économique.

Le PIB par habitant est de 13 200 dollars en 2009, soit l’un des plus élevés d’Amérique Latine. Grâce aux exportations d’or noir, les caisses de l’État sont pleines et les centres commerciaux ne désemplissent pas. Le pouvoir d’achat au Venezuela est largement plus élevé que dans les autres pays latino-américains. Le pays est très industrialisé.

L’essence à la pompe est la moins chère du monde (au 10/12/2010, 1,2 centimes d’euros le litre de super 95).

La rente pétrolière du Venezuela est par ailleurs une arme à double tranchant. Le président, Hugo Chavez, qui se targue de sa puissance pétrolière, a récemment subi un sérieux revers d’image. Faute de capacités de raffinage, le Venezuela doit désormais importer de l’essence.

Problèmes :

Les médias ne sont plus libres comme avant en effet, pourquoi ? Parceque les médias sont des secteurs privés et aux mains des riches donc de l’opposition, il sont anti-Chavez et ils passent de la propagande anti-Chavez jour et nuit, Chavez a rendu un peu moins libres les médias... Ce sont ces mêmes médias qui ont soutenus le coup d’état de 2002 et encouragés le peuple à se soulever.

L’inflation qui a commencé en 2007 par "l’attaque froide" et maintenant est en train de baisser.

La criminalité au Vénézuela monte depuis la fin des années 80... encore plus sous Hugo Chavez, pour lutter contre cette criminalité, a lancé en novembre dernier la création d’une nouvelle force armée, la Garde du Peuple. Des milliers de personnes ont ainsi été déployées dans les rues de Caracas et d’autres régions touchées par la violence afin de soutenir la police, rappelle la BBC.

La politique sociale du gouvernement Chávez a eu des effets extrêmement positifs sur la criminalité. Le Venezuela est considéré comme étant l’une des nations les plus violentes d’Amérique du Sud. Entre 2004 et 2006, le taux de délinquance a été réduit de plus de 50%, selon le Ministère de l’Intérieur et de la Justice (MIJ). A Caracas, le nombre de délits est passé de 600 au premier trimestre 2004 à 250 de janvier à mars 2006. Le directeur général de la Coordination policière du MIJ, M. Raúl Yépez, a souligné que les efforts au niveau de la sécurité et du travail social avaient grandement contribué à cette baisse significative de la délinquance.


Si Chavez est content des chiffres annoncés, il ne se satisfait pas de ses résultats et compte faire encore mieux. Il compte ainsi lancer de nouvelles aides sociales envers les plus pauvres et compte aussi aider les personnes handicapées : « le socialisme permet de libérer des millions de gens, de les sortir de l’oppression du capitalisme. Personne ne doit faire l’erreur d’écouter les médias qui sont les suppôts de la bourgeoisie. »

Hugo Chavez estime que son bilan est remarquable en comparaison des autres pays du continent latino-américain : « le Venezuela est l’un des rares pays capable d’éradiquer l’extrême pauvreté et la misère ces dernières années. » Hugo Chavez tentera d’être réélu président pour 6 années supplémentaires lors des élections présidentielles d’Octobre prochain. Son état de sante suscite pour le moment la plus vive inquiétude.

La révolution sociale du président Chávez est sans précédents en Amérique latine, et ses résultats sont aussi impressionnants qu’inattendus. Le Venezuela est la preuve même qu’un gouvernement peut rapidement contribuer à une réduction drastique de la pauvreté et à améliorer sensiblement le bien-être de sa population, à condition à la fois de disposer de la volonté politique nécessaire et de destiner une partie des richesses nationales aux plus démunis.

Source : http://blog-de-gauche.over-blog.com/article-la-situation-au-venezuela-104189671.html